Interview HANK WILLIAMS JR (septembre 2016)


Bonjour Hank, tout d’abord merci de nous accorder cette interview pour Road to Jacksonville,
site consacré au rock sudiste.

RTJ : Quelles sont tes influences musicales ? Et comment se sont passé tes débuts ?

Hank : Eh bien, beaucoup de super musiciens étaient reçus chez ma mère quand j'étais un petit garçon. Tout le monde, de Fats Domino à Jerry Lee Lewis, Earl Scruggs et Little Richard. J'ai eu beaucoup de d'enseignants géniaux pour me montrer comment jouer et j'ai appris d'eux la grandeur. Tu dois te souvenir que quand papa est mort, je n'avais que trois ans et je n'en avais que huit quand ma mère m'a amené sur la scène du Grand Ole Opry et partout où elle pouvait jouer les chansons de papa. C'est ce que les fans voulaient entendre. Alors je l'ai fait. Chacun de tous ces autres musiciens qui passaient à la maison avait enregistré une des chansons de papa.

RTJ : Il y a prés de quarante ans, tu as eu un accident en escaladant le Mont Ajax, que s’est-il passé exactement ?

Hank : En fait, c'était il y a 40 ans. J'étais en sortie avec un ami Dick Willie et son fils et je suis descendu d'une congère neigeuse et je suis tombé sur la frontière Idaho/Montana. J'ai pensé qu'à coup sûr ma carrière était foutue et que je ne chanterai jamais plus. Quand je me suis réveillé à l'hôpital, Johnny Cash et ma marraine June Carter Cash étaient juste à côté de mon lit en compagnie de mon meilleur ami et manager Merle Kilgore. Ce fut après cette chute que j'ai changé mon style de musique et l'orientation de ma carrière.

RTJ : Cela a été un virage dans ta carrière, avec une orientation plus « Southern rock », sont-ce les rencontres qui t'ont orienté vers cette musique ?

Hank : J'ai juste décidé à ce moment-là que j'avais besoin de bâtir ma propre image et de créer mon propre son, et c'est exactement ce que j'ai fait. Tellement de personnes m'ont dit que je faisais une grosse erreur et que mon son n'était pas ce que les gens voulaient entendre du fils d'Hank Williams. Très bien, l'histoire a prouvé qu'ils avaient tort!

RTJ : Tu as tourné avec le Marshall Tucker Band et d’autres groupes, as-tu des anecdotes à nous raconter ?

Hank : J'ai tourné avec tellement de gens, du Charlie Daniels Band au Marshall Tucker Band ou Lynyrd Skynyrd et chaque fois que nous avons pris la route ensemble ça a juste été une grosse fiesta. Nous nous connaissions tous si bien et nous comprenons mutuellement ce que l'autre faisait, qui n'a jamais été ressenti comme aller bosser. Nous partagions juste tellement de choses en commun.

RTJ : Venons-en à ton nouvel album It’s About Time, que signifie ce titre ?

Hank : It’s About Time est le premier album que j'ai fait pour Scott Borchetta et Big Machine/Nash Icon Records. Le milieu des affaires a tellement évolué pour la musique que je n'étais pas sûr de vouloir enregistrer quelque musique nouvelle que ce soit pour aucun des labels. Ma fille Holly m'a raconté que depuis plusieurs années la musique était volée et que c'était partout gratuit donc j'ai pensé, eh bien comment vas-tu faire pour gagner un peu d'argent en faisant un nouvel album ? Je venais juste de sortir un album sur mon propre label Bocephus Records et nous avions vendu environ 200 000 copies et tout le monde semblait se réjouir des résultats. Bon, mon manager Ken Levitan a ensuite reçu un coup de fil de Scott Borchetta. Il disait qu'il voulait que je fasse un disque pour leur label et que je pouvais enregistrer ce que je voulais et faire le disque que je voulais. Et c'est exactement ce que j'ai fait ! Il est entré à la deuxième place des ventes d'albums du Billboard et c'est cet album qui m'a permis de confirmer ma présence pendant 6 décennies au hit-parade des ventes d'albums. Et ce n'était pas trop tôt !

RTJ : Où a-t-il été enregistré et comment ?

Hank : Nous avons enregistré l'album au Blackbird Studios à Nashville.

RTJ : Qu’utilises-tu comme guitares en studio et sur scène ?

Hank : Bon, si tu n'as pas vu un spectacle, cela te divertira sûrement. Je joue de tout du piano au violon à la guitare électrique au dobro à la guitare acoustique. J'ai des Gibson, des Fender, des D’Angelico, et tout un assortiment d'autres marques.

RTJ : Vous avez repris God and Guns, de Lynyrd Skynyrd, qui a eu l’idée de cette reprise ? Votre reprise est un cocktail de swamp rock et de country qui s’emballe sur la fin avec des guitares chauffées à blanc et un violon à la Charlie Daniels, est-ce votre style actuel ?

Hank : Je ne l'ai pas enregistré en raison de son style, j'ai enregistré la chanson parce que j'aimais les paroles et l'ambiance générale et l'impression de la mélodie.

RTJ : De quoi parle « Just call me Hank » ? Est-ce un hommage à de vieux amis disparus trop tôt ?

Hank : J'ai écrit cette chanson alors que je conduisais. Ça m'est juste venu un jour et j'ai dû m'arrêter et noter les paroles et ça a été fini en quelque chose comme 5 minutes.

RTJ : Tu invites en duo Justin Moore sur « Born to Boogie » (un boogie exhumé d’un de tes albums de 1987),
qui est-il ?

Hank : Justin est un bon gars. Il a fait des spectacles avec moi il y a plusieurs années et il est aussi sur Big Machine Records alors quand le label m'a demandé de réenregistré cette chanson, je me suis dis que je n'allais pas juste réenregistrer la chanson. Quitte à la réenregistrer, alors nous devions lui ajouter quelque chose de spécial. Alors nous avons invité Brad Paisley à poser quelques pistes de guitare et j'y ai fait ajouter quelques vocaux par Justin et Brantley. Les fans semblent aussi vraiment aimer cette version.

RTJ : « The Party’s On » est un titre rock sudiste, aura-t-on le droit un jour à un album 100% sudiste ?

Hank : Je ne sais pas. J'enregistre des chansons dont je pense qu'elles vont dire quelque chose pour mes fans. Je suis béni d'avoir des fans complètement irréductibles et loyaux qui viennent à tous mes spectacles et achètent tous mes albums. Je ne sais absolument pas quand je vais enregistrer ou sortir un autre album. En ce moment, je profite du succès de celui-ci.

(Questions : Philippe Archambeau - Y. Philippot-Degand - Olivier Aubry -Traduction Y. Philippot-Degand)

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